Le Livre des Morts, processus de lecture/versus/processus d’écriture
Une lecture de Xavier Malbreil à l'Université Ouverte de Barcelone, le 16 Avril 2004,

 

Il n’existe pas à proprement parler de « Livre des Morts ». Qu’il s’agisse du Livre des Morts égyptien, ou du tibétain, cette appellation est bien postérieure à leur rédaction et ne leur a été donnée que par des lecteurs extérieurs à la culture dont ils sont issus.
Malgré tout, puisque le terme existe, on pourrait définir un livre des morts comme un ensemble de textes ayant pour mission d’assurer à des êtres humains une destinée post-mortem en accord avec leurs croyances.
Il y a quatre millénaires, les anciens égyptiens pensaient que leur Livre des morts serait un bon viatique pour atteindre une renaissance heureuse dans le « vrai » monde, où les plaisirs terrestres trouveraient enfin leur accomplissement. Les égyptiens étaient des amoureux de la vie, et ils ne voulaient surtout pas que quelque chose d’aussi agréable que l’existence dans la vallée du Nil s’arrête ! Pour eux, du fait de la mort de leur dieu principal, Osiris, la vie terrestre baignait dans une sorte de faux jour, dont la mort constituerait une libération. Au-delà, un monde de plaisirs dont la vie sur terre n’était que la préfiguration leur était promis, qu’il ne fallait surtout pas manquer.
Leur « Livre des Morts », constitué de rouleaux de papyrus sur lesquels étaient écrits des chapitres correspondant à telle ou telle « situation », tel ou tel problème rencontré par l’âme du défunt, devait leur permettre de surmonter tous les écueils, tous les pièges, afin de parvenir à ce terme si prometteur. Copiés par des scribes, les rouleaux dont ils s’entouraient désignaient nommément la personne du défunt, avec toutes ses qualités, tous ses attributs. Ils étaient placés dans le cercueil, en plus ou moins grand nombre selon l’état de fortune du défunt. Voilà ce que l’on appelle le Livre des Morts égyptien.
Le livre des morts tibétains, dont le vrai nom est « Le grand livre de la libération naturelle par la compréhension dans le monde intermédiaire » indique, par son titre, que son but est de libérer l’âme du mort de ce monde intermédiaire situé entre la mort et la renaissance. L’écueil principal à éviter par le défunt est de se laisser berner par des illusions, qui l’empêcheraient de parvenir à la réincarnation.

Lecture d’un Livre des Morts
Les deux « livres des morts » ne sont donc pas très différents dans leurs finalités, puisque tous deux se donnent pour but d’aider les hommes à passer ce qui était vécu comme une étape, la mort, pour accéder à une renaissance : dans le cas des égyptiens, cette renaissance devait les faire accéder à une éternité jouisseuse, tandis que dans le cas des tibétains, il s’agissait de quitter le monde intermédiaire pour se réincarner - avant de connaître enfin, au terme de plusieurs réincarnations, la séparation définitive du corps et la libération des désirs.
Si on considère l’un et l’autre ouvrage avec notre regard d’occidental, on pourrait dire que l’existence d’un Livre des Morts manifeste d’abord, dans l’une comme dans l’autre civilisation, un degré de maturité technique suffisant pour produire un tel support. En suivant André Leroi Gourhan , on mettra l’accent sur le chaînage de gestes et de techniques ayant produit ces supports textuels qui mettent à distance la mort, l’extériorisent, en quelque sorte, et font de l’homme un être non seulement savant mais pouvant. De même que l’outil est décrit par Leroi Gourhan comme une prolongation de la main, le livre est une prolongation de l’esprit. Il est un message que l’esprit humain s’adresse à lui-même.
Avec Bernard Stiegler , nous verrons que la technique nous permet de nous inscrire dans le temps, de prendre date, et par-là même nous désigne comme mortels. La technique dénonce notre défaut d’être. Et quel défaut d’être en effet que de mourir !
Ainsi un livre des morts, en prétendant donner au mourant tous les atouts pour outrepasser la mort, démontre surtout que par la technique, des hommes, dans plusieurs cultures très différentes, ont essayé de mettre la mort à distance, en fabriquant des objets (rouleaux de papier plutôt que livres) qui ne faisaient rien d’autre que la désigner.
Un Livre des Morts se voudrait un ensemble de « recettes » propice, quand il n’est que la manifestation d’une prise de conscience très spécifique à l’homme, dans le règne animal, de sa propre finitude.
Ces supports textuels n’en sont pas moins les moyens privilégiés d’aborder la question de la mort, et de façon très pratique. Alors que nous pouvons lire de façon contemporaine ces livres des morts comme des textes poétiques, ou philosophiques, ce sont avant tout des œuvres utiles.
Dans sa préface à l’édition du Livre des Morts tibétain dirigée par Robert Thurman, le Dalaï Lama nous dit que « Le grand livre de la libération naturelle par la compréhension dans le monde intermédiaire » est très populaire au Tibet depuis de nombreux siècles. C’est un manuel dont les instructions sont destinées aux gens qui sont au seuil de la mort ainsi qu’à leur famille et à leurs amis. »
Lire ces recueils de prière serait un moyen de se préparer à affronter les périls, démons tentateurs, forces maléfiques, illusions de la matière et du plaisir des sens, pour parvenir à la renaissance.
Pour le cas du Livre des Morts égyptien, les prières, ou chapitres, décrivaient de façon très scénarisée, très vivante, les périls qu’allait affronter le mort dans le royaume de ténèbres. Les rouleaux étaient personnalisés, et l’on pourrait presque les présenter comme des aides-mémoires, voire même des cartes de navigation. C’était le défunt lui-même qui s’adressait aux dieux, et qui tantôt sollicitait leur compassion, tantôt les défiait, tantôt se déguisait et usait de mille ruses pour obtenir d’eux ce qu’il voulait. Les rouleaux de papyrus déposés dans son cercueil étaient le texte de la pièce qu’il allait donner dans l’au-delà.
Bien des lecteurs contemporains restent fascinés par ces ouvrages et par la profusion des images, des symboles, des récits (surtout dans le cas du Livre des morts égyptien) qu’ils mettent en œuvre pour aider à appréhender ce moment décisif.
Pour le Dalaï Lama, « …dans toutes les sociétés bouddhistes, la réalité de la mort a toujours été un puissant aiguillon sur le chemin de l’action vertueuse et intelligente. La contempler n’est pas perçu comme un acte morbide, mais plutôt comme un moyen de se libérer de la peur ; cette contemplation peut en outre être bénéfique pour les vivants.  »
Les Livres des Morts égyptien et tibétain ont clairement une fonction médiatrice. Comme le fait remarquer le Dalaï Lama, ils peuvent même servir à s’améliorer de son vivant. Leur sujet outrepasse la mort. On pourrait dire que leur statut en tant que texte est de donner une chance de gagner l’éternité, en s’y préparant de son vivant.
Par la lecture, et souvent une lecture à haute voix, le croyant tente de s’assurer la destinée post-mortem conforme à son choix. Le texte est davantage qu’un instrument
au sens où nous l’entendons, il est investi de pouvoirs magiques. Sa lecture, voire son interprétation est capable d’assurer l’immortalité à celui qui en fait le bon usage.

De la lecture à l’écriture, la voie de l’immortalité
Aujourd’hui, dans notre occident déchristianisé, et singulièrement en France, où le siècle des Lumières a posé les fondements d’une laïcité éclairée, la lecture des textes religieux n’est plus sommée de nous assurer une quelconque immortalité. Dès le XVII° siècle, Spinoza nous aura appris à séparer nettement la théologie d’avec la philosophie. Selon lui, le texte religieux n’est plus en lui-même porteur d’une vérité infaillible, et encore moins doté de pouvoirs magiques. Nous devons y croire intimement, y adhérer. Il s’agit là d’une affaire toute personnelle. C’est la philosophie qui nous aide à trouver la vérité, et à assurer notre salut par la connaissance.
Un siècle plus tard, Jean Jacques Rousseau, dans son « Discours sur les sciences et les arts » note de façon ironique combien la diversité des doctrines philosophiques constitue un émiettement de la pensée, chaque philosophe voulant accéder à l’immortalité par la pertinence de ses propos.
Si Rousseau fustige les philosophes, et semble en appeler à une foi du charbonnier, il nous renseigne, par-delà la boutade, sur le statut du texte, et singulièrement du texte imprimé qui seul est en mesure d’apporter l’immortalité à son auteur, et plus du tout à son lecteur !
C’est là une rupture dont nous soulignons avec Rousseau comme elle est à la fois l’expression d’un foisonnement des idées, et le résultat d’une technique : l’écriture assure l’immortalité à son auteur à la fois par ce qu’il dit et par la façon dont sa pensée est fixée – à tout jamais donc par la grâce de l’imprimerie.
La période romantique ne fera qu’exacerber cette inclination, où le pouvoir du verbe sera fréquemment convoqué pour rendre immortel non seulement le poète, mais également ceux qu’il chérit et qu’il voudrait préserver de la disparition. C’est là une nouvelle instrumentalisation du texte, dont on pourrait chercher les prémices dans les « Contes des mille et une nuits », évidemment, quand Shéhérazade ne doit sa survie qu’à sa qualité de narratrice, mais qui trouve toute sa force chez les romantiques, et qui se verra confirmée, comme par effet de miroir dans la figure amorcée par Flaubert de la disparition de l’auteur. On peut en constater l’abus ultime dans la relation de Bettina von Arnim avec Goethe, relation dit-on inspirée par le désir d’immortalité de la maîtresse de l’écrivain, qui la verra même falsifier des documents afin de parvenir à son but.
On pourrait maintenant épiloguer sur la qualité presque magique prêtée au texte littéraire chez ces auteurs en quête d’immortalité !
Il n’en reste pas moins que la métaphore est toujours d’actualité
La position de l’auteur qu’une telle attitude sous-entend, c’est celle dénoncée par Roland Barthes, dans son célèbre texte « La mort de l’auteur », auquel fera écho le non moins célèbre texte de Foucault « Qu’est-ce qu’un auteur » : un auteur tout puissant, un auteur « bourgeois » aurait dit Barthes.

Trouver la nouvelle place du lecteur
Ce que la critique structuraliste avait déconstruit dans la notion d’auteur, critique en grande partie recouverte par l’écume du commerce, et par de nécessaires réajustements dialectiques, l’écriture sur support numérique l’aura finalement remis d’actualité.
La notion d’auteur, qui s’est constituée historiquement à partir, entre autres, du droit d’auteur, n’aura jamais été autant remise en cause en trois siècles que depuis l’avènement des technologies numériques : quoi de plus en facile en effet que de dupliquer des textes, de les transformer, de se les approprier (frauduleusement ou dans une optique de re-création, peu importe) !
On a assez dit combien le texte sur support numérique, qui demande au lecteur une action, voire une interaction, sous peine de rester lettre morte, est le résultat d’une coopération entre auteur et lecteur. On aura souvent parlé abusivement de la disparition de l’auteur numérique, et de la promotion du lecteur comme véritable auteur de l’œuvre, sinon comme agent d’une co-écriture. Certainement sera-t-on allé assez loin dans la mauvaise foi…parfois intéressée ! Sinon pour les œuvres collectives, dont effectivement on ne saurait trouver de nom d’auteur, il reste tout de même à la fin, un nom sur l’œuvre, un nom d’auteur…et celui qui lit l’œuvre, qu’on l’appelle un lect-acteur, ou un lecteur tout simplement, c’est bien toujours un lecteur, quelqu’un qui lit.
C’est dans ce contexte-là - explosion des œuvres numériques, et problématiques tantôt anciennes qu’elles remettent d’actualité, et tantôt nouvelles qu’elles auront fait naître - que je voulais situer l’écriture de mon propre « Livre des Morts ».
Pourquoi en effet proposer un nouveau Livre des Morts ?
Si l’offre technologique n’avait pas permis de réexaminer les places respectives de l’auteur, du lecteur et du texte, l’intérêt aurait été à peu près nul. Un « Livre des Morts » n’est pas une œuvre personnelle. C’est bien davantage l’expression collective d’un ensemble d’acteurs, liés à un système symbolique de croyances, de récits à caractère religieux.
Il aurait été impensable d’entreprendre seul, sous un nom d’auteur, une telle entreprise. Pour tout dire, il aurait fallu être mythomane pour se lancer dans une telle aventure.
Ce sont les nouvelles possibilités offertes à l’écriture par les technologies du numérique qui auront pu rendre un tel projet envisageable, et finalement « viable ».
Que voit-on en effet quand on accède au site et à l’œuvre « Livre des Morts » ? Si la présence d’un auteur, moi-même, et sa revendication d’auctorialité sont bien présentes, ainsi que celle d’un metteur en scène, Gérard Dalmon, on constate l’existence d’un « Parcours d’écriture » parmi les onglets de l’interface.
Si nous cliquons sur l’onglet « Parcours d’Ecriture » nous apprenons que si nous ne sommes pas « pérégrins », nous ne pourrons pas avoir accès à cette partie de l’œuvre.
Nous devons, donc, si nous voulons accéder à cet espace d’écriture, devenir « pérégrin », ce qui implique de nous inscrire dans une base de données, en prenant un pseudonyme, et en donnant notre email.
On peut supposer que le lecteur qui voudra accéder à cet espace dédié aura déjà lu et vu l’œuvre ; mais ce n’est pas certain non plus. Un lecteur peut parfaitement accéder à ce parcours d’écriture sans avoir rien lu du parcours de lecture. Il peut faire acte d’écriture à l’intérieur d’une œuvre qu’il n’aura pas lue.
Mais qu’il choisisse l’une ou l’autre attitude, le lecteur aura finalement procédé à la même opération : il aura fait acte d’auctorialité à l’intérieur d’une œuvre qui se présente comme un Livre des Morts. Ce faisant, il aura retourné la proposition initiale de tout livre des morts, qui est de lire cette œuvre pour s’assurer de l’immortalité. Il aura également retourné la proposition auctoriale héritée du romantisme, de l’auteur unique écrivant pour « acheter » son immortalité.
En devenant pérégrin, le visiteur de ce Livre des Morts aura fait autre chose, que seule permettait l’interface de cette œuvre, rendue possible par le web : il aura construit une figure nouvelle, du lecteur/auteur fictionnalisant son désir d’immortalité à travers une construction collective.
Pour ce faire, il aura dû changer d’identité, en prenant un pseudonyme, en s’inscrivant sur le site. C’est par ce geste fondateur d’un changement d’identité consenti que le lecteur sera devenu un auteur à l’intérieur du Livre des Morts.
Le texte qu’il produira sera archivé dans la base de données de l’œuvre, et il pourra à tout moment modifier ce texte, amender sa confession. Il pourra de même, s’il laisse à une personne tierce les coordonnées de son profil de pérégrin, faire modifier post-mortem le message qu’il laissera aux futurs lecteurs du site.
Comme cet artiste anglais décédé, Donald Rodney , il pourra laisser une œuvre écrite que d’autres que lui pourront continuer.
La revendication d’immortalité par l’écrit, dont nous avons vu qu’elle était chose envisagée depuis fort longtemps, avec les « contes des mille et une nuit », sera devenue, par le biais d’un dispositif numérique en ligne, une revendication d’immortalité en mouvement, et collective. Le texte n’est plus « gravé dans la pierre », sa fixité typographique n’est plus le gage d’immortalité, comme Rousseau le raillait, mais c’est au contraire le caractère plastique du texte qui serait gage d’une mémoire vivante.
En dépassant le cadre de mon Livre des Morts, on peut parfaitement imaginer des espaces familiaux dédiés, sur le web, au sein desquels la mémoire, sous forme d’image, son, texte, des membres d’une même famille, d’un même groupe humain, serait contenue, à charge pour la descendance d’en prendre connaissance, et d’en perpétuer la création. Des « hôtels des ancêtres » virtuels en quelque sorte.
Mais revenons pour conclure à notre Livre des Morts.
J’ai volontairement mis en avant la notion de fiction dans la production d’écrit à laquelle est invité le pérégrin. Mon Livre des Morts se présente en effet comme un dispositif fictionnel, puisqu’il prétend faire vivre sa propre mort aux visiteurs du site.
Serge Bouchardon l’a écrit sous une autre forme :
« Dans Soi-même comme un autre, Paul Ricoeur écrit que « je suis toujours vers ma mort, ce qui exclut que je la saisisse comme fin narrative. » Ce que nous propose Xavier Malbreil, c’est une mort fictive qui soit pour nous un commencement narratif : nous nous livrons alors à une « mise en intrigue », dans le cadre de la fiction, de notre propre vie, qui nous aidera peut-être à saisir notre « identité narrative ». »
Les lecteurs du Livre des Morts, qui sont devenus auteur à l’intérieur de ce dispositif , se sont pour certains livrés à un très bel exercice d’écriture. Peu importe pour le lecteur alors, et j’en suis un parmi d’autres, quelle part de vérité entre dans leurs confessions. L’essentiel est ce moment d’écriture qu’ils nous donnent à partager, au-delà de leur histoire personnelle, au-delà d’une tentation toujours présente de chercher l’histoire de l’auteur derrière l’œuvre. Ces lecteurs devenus auteur et qui redeviendront lecteur, quand ils performeront de nouvelles lectures du Livre des Morts, auront expérimenté ce qui fait tout le sel de l’écriture : la création d’un être fictif, jamais tout à fait soi, jamais tout à fait un autre.
Se seront-ils avancés sur la voie d’une renaissance, comme finalement nous le demandons quotidiennement, à chaque nouvelle parole, chaque mot écrit, une renaissance dans chaque seconde et pour l’éternité, c’est ce que je leur souhaite.

Xavier Malbreil

 

ANDRE LEROI-GOURHAN, Le geste et la parole « Il y a possibilité de langage à partir du moment où la préhistoire livre des outils, puisque outils et langage sont liés neurologiquement et puisque l'un et l'autre sont indissociables de la structure sociale de l'humanité, t. I, p.103) »
2 BERNARD STIEGLER, La technique et le temps, tome 1, la faute d’Epiméthée, Editions Galilée.
3 Grégoire Kolpaktchy, Livre des Morts des Anciens Egyptiens, éditions Dervy, page 85
« Chapitre 5 : Pour ne pas travailler dans l’Au-delà
J’arrive d’Hermopolis pour soulever les bras de ceux
Qui sont impuissants et abattus.
Je suis l’âme vivante des dieux.
J’ai été initié dans la Sagesse des Esprits-serviteurs de Toth. »
4 Sa Sainteté le Dalaï Lama, Avant-propos du Livre des Morts tibétain, Le livre de Poche, page 9.
5 Spinoza, Traité Théologico-Politique, Chapitre XIV
6 JEAN JACQUES ROUSSEAU, Discours sur les Sciences et les Arts, II. L'immortalité des philosophes. « Voilà donc les hommes merveilleux à qui l'estime de leurs contemporains a été prodiguée pendant leur vie, et l'immortalité réservée après leur trépas ! Voilà les sages maximes que nous avons reçues d'eux et que nous transmettons d'âge en âge à nos descendants! »
7 JEAN JACQUES ROUSSEAU, , Discours sur les Sciences et les Arts, II. L'immortalité des philosophes. « Mais, grâce aux caractères typographiques et à l'usage que nous en faisons, les dangereuses rêveries des Hobbes et des Spinoza resteront à jamais. »
8 Lamartine, Le lac
« Eh quoi ! n'en pourrons-nous fixer au moins la trace ?
Quoi ! passés pour jamais ! quoi ! tout entiers perdus !
Ce temps qui les donna, ce temps qui les efface,
Ne nous les rendra plus ! »
9 Antoine Compagnon, Qu’est-ce qu’un auteur http://www.fabula.org/compagnon/auteur1.php
10 Milan Kundera, L’immortalité, Editions Gallimard
11 Barthes, Le Bruissement de la langue, 1984
12 Foucault, Dits et écrits, 1994
13 Jean Louis Weissberg, Retour sur interactivité, http://hypermedia.univ-paris8.fr/Weissberg/presence/5.html
14 XAVIER MALBREIL et GERARD DAMON, Le Livre des Morts, http://www.livredesmorts.com
15 Donald Rodney , http://www.iniva.org/autoicon/info.html
16 Serge Bouchardon, Un jeu sur les frontières ,http://www.0m1.com/Th%E9ories/Un_jeu_sur_les_frontieres.doc